A part l’incident de la perceuse, l’installation des panneaux solaires s’est achevée sans encombres dimanche dernier – j’en profite pour remercier Nico et Milou pour leur aide active, ainsi que Cécile et Mumu pour leur soutien psychologique sans faille (quoique confortablement allongées sur le filet avant, à papoter en « Ray-Ban »).

Pour le voyage de SlowMotion, j’ai finalement opté pour 2 sources d’énergie : les panneaux solaires et les alternateurs de moteur.
En plus des 2 panneaux de 80W déjà installés, j’ai monté 2 autres panneaux de 75W sur un régulateur indépendant. Les moteurs sont équipés chacun d’un alternateur 115A. Avec ce dispositif, je pense couvrir presque les 3/4 de mes besoins au mouillage et un gros tiers en navigation.
Les panneaux sont une source d’énergie propre et fiable (pas de mécanique). Par ailleurs, l’alternateur du moteur me parait un complément peu contraignant car je souhaite de toutes façons faire fonctionner les 2 Volvo Penta régulièrement pour les entretenir, utiliser le chauffe-eau et produire de l’eau avec le dessalinisateur.

Les spécialistes pourront consulter ces 2 fichiers exposant mes calculs théoriques : calcul_bilan_energie – navigation, calcul_bilan_energie – mouillage
Je suis preneur de tout feedback!  A noter que j’ai utilisé les modèles fournis par le site de Seatronic qui regorge de conseils sur la gestion de l’énergie à bord. Voir aussi le site de VoileElec pour d’autres exemples.
Pour les panneaux, j’ai pris pour hypothèse un rendement de 60% sur 8h de production par jour.

Il existe d’autres moyens de produire de l’énergie pour le bord :

- Eolienne : Des pales reliées à un alternateur. Je ne voulais pas encombrer le portique avec cet équipement qui comporte de la mécanique (qui peut donc casser) et qui produit de l’électricité notable à partir de 15 nds de vent. Nos navigations se feront souvent au portant, avec un vent apparent modéré et j’essayerais de choisir des mouillages protégés. Je reconnais que c’est un complément d’énergie intéressant qui complète bien des panneaux solaires – par exemple si il y a beaucoup de nuages et du vent. Sous les tropiques, je m’en passerais.

- Hydrogénérateur : Le principe est identique à l’éolienne, mais fonctionne sous l’eau. Ils ne marchent qu’en navigation et permettraient de diversifier les sources d’énergie. Pour les mêmes raisons que l’éolienne, je ne souhaite pas ajouter de la mécanique, qui de plus fait perdre un peu de vitesse au bateau. Je préfère avoir une ligne de traine à la place! Les derniers modèles d’hydrogénérateurs ont l’air d’avoir un rendement impressionnant (120W à 5 nds), mais leur prix l’est aussi (>5000 euro). De toutes façons, l’essentiel du temps du voyage sera passé au mouillage.

- Pile à combustible : Tous les « ministes » en utilisent (hein Véro?). La pile fonctionne au méthanol et en consomme 1,3L par jour pour produire 100 Ah. Je n’hésiterais pas une seconde à utiliser cette source d’énergie en régate transatlantique sur 1 ou 2 mois, mais cela ne me parait pas adapté pour un voyage de 14 mois. Je te laisse calculer le nombre de bidon de méthanol à embarquer, sachant que ce liquide ne s’achète pas au coin de la rue dès que tu sors de l’Europe. De plus l’équipement est assez cher (env. 3000 euro) pour une durée de vie limitée (2 ou 3 ans).

- Groupe électrogène : à essence, il est trop bruyant, polluant et peu marinisé. Cela peut être intéressant en cas de secours, mais j’ai décidé de m’en passer. Au diesel, c’est un moyen efficace de produire l’énergie du bord (comme à la maison), mais …. je n’ai pas la place à bord. Et puis, essayons de rester le plus écolo possible!

- Alternateur d’arbre : Très intéressant, mais … je n’ai pas d’arbre d’hélice (hélices sail-drive).

- Chargeur de quai : Il permet de recharger les batteries assez rapidement. Mais il y a un inconvénient : il faut être au port! Je pense que nous ferons une grosse majorité de mouillage. Le port sera réservé au plein de diesel. Nous en avons un qui servira occasionnellement.

Bref, j’ai décidé de rester simple dans la production d’énergie du bord.
A bientôt pour l’épreuve de la réalité.


Les panneaux solaires de SlowMotion