Départ moins 2 mois! Tous nos week-end sont consacrés à la préparation du voyage : Santé, sécurité, gestion de l’énergie, gestion de l’eau, électronique et informatique de navigation, mécanique, accastillage, voiles et cordages, éléments de confort, vie à bord, alimentation, éducation des enfants, organisation administrative, projet pédagogique …

C’est du boulot, et un peu de stress je dois te l’avouer cher lecteur. Nous allons quand même essayer de trouver un peu le temps pour te faire partager ces joyeux moments de préparation. Bien entendu la réalité du voyage nous apprendra si nos raisonnements d’aujourd’hui étaient bons! Nous verrons bien sur le terrain et nous ne manquerons pas de faire des retours d’expérience.

Pour ce billet, je vais commencer par le sujet de la gestion de l’énergie à bord d’un voilier. C’est un des premiers chantiers auxquels nous nous sommes attelés. Je resterais volontairement assez peu technique – d’autres billets éventuels s’adresseront aux spécialistes.

Les enjeux d’une bonne gestion de l’énergie

Comme tu l’imagines, en navigation ou au mouillage, un catamaran de croisière n’est pas branché sur une centrale EDF. L’énergie du bord provient des batteries (12V ou 24V en général) et doit être produite de manière autonome.

Sur « Slowmotion », nous avons 4 batteries (12V-100 Ah) dites « de service », c’est à dire alimentant les équipements du bord et 2 batteries « moteurs » pour démarrer les deux Volvo 29cv (1 par moteur).

J’ai installé également un contrôleur de batterie (le BM-1 de Nasa) qui nous permet de mesurer à tout instant l’intensité de courant produite ou consommée et le taux de décharge des batteries. Ce contrôleur nous aide à prévoir notre consommation et notre stratégie de recharge.

Cette bonne gestion est un élément essentiel de sécurité. Cette énergie permet notamment de faire fonctionner :

  • Le pilote automatique, véritable équipier supplémentaire, indispensable en navigation sur de longues distances pour nous laisser manœuvrer les voiles et dormir en maintenant le voilier sur sa route.
  • Les instruments de navigation et de sécurité comme le radar, l’AIS (instrument de détection de navire), la radio VHF, le GPS (et la cartographie) ou les lumières de signalisation.
  • Les pompes permettant d’extraire l’eau des réservoirs et aussi de participer à l’évacuation d’une éventuelle entrée d’eau sur le bateau.
  • Les deux frigos du bord : pour conserver les bières au frais (indispensable pour le moral), mais aussi notre réserve d’insuline (vitale pour l’un de nos enfants).

Bref, on ne plaisante pas avec ça!

A suivre : La consommation et la production d’énergie à bord