Samedi 1er juillet. 3h30 du matin. Ambiance un peu irréelle. Les derniers copains, imbibés de rhum vieux de Martinique, quittent Slow Motion amarré à Antibes. La fête a été intense et plein d’émotion. Sur le quai, une quarantaine d’amis et copains du port nous ont souhaité bon voyage, raconté leurs expérience, embrassé. Bière, rhum, vin à gogo, feu d’artifice à 22h30 et même concert de cornemuse privé d’un plaisancier voisin nous jouant « Ce n’est qu’un au revoir mes frères », et enchainant sous les bis de la foule par des standards irlandais et bretons.

7h. Je me lève. Indispensable café. Je passe une heure à laver le pont des souvenirs de la veille en me remémorant chaque moment de cette soirée. Je prépare le navire à la traversée qui l’attend. Laurent et Ariane nous rejoignent pour le convoyage et nous partons à 10h pile. Tout n’est pas complètement prêt mais il faut y aller.

Le port d’Antibes, je l’ai quitté des dizaines de fois en dix ans. Mais cette fois ci, la sensation est différente. Je visualise les nombreuses étapes à venir et le retour dans 14 mois. Enfin, j’ai la sensation de partir en voyage.

Un conseil de navigateur « tourdumondiste » me revient à l’esprit : « Le plus dur, c’est de partir ». Alors le plus dur est peut-être fait.

Port de Barcelone. 5 juillet 2011.