Ce jour là avec Soline, nous partons au village de NGhadior, voisin de celui de Djirnda à 30′ de marche dans la mangrove.

Nous laissons l’annexe près du fumoir à poisson. Un chacal sort des palétuviers, nous observe, puis repart. Des jeunes du village viennent à notre rencontre pour nous guider le long des rives de la mangrove jusqu’à NGhadior.

Nous traversons plusieurs bolongs avant d’apercevoir les premières huttes du village. A l’instar de la plupart des villages du Saloum en ce début d’octobre, le village est peu peuplé car les hommes sont à la pèche en Gambie, Casamance, Guinée-Bissau ou au large de Djiffer.

Youssoufa, le directeur de l’école nous accueille. Nous remplissons immédiatement notre rôle de facteur en lui remettant le cahier de correspondance du partenariat scolaire avec une école française. Nous parlons ensuite de l’aide que nous apportons grâce à la collecte effectuée avant notre départ. NGhadior est le village qui partagera l’utilisation de la mallette multimédia que la collecte a financé. Nous sommes là aussi pour identifier les travaux de rénovation les plus importants à l’école.

Voici la cours de l’école. Au fond, le bâtiment des CP.

Il s’agit de rénover cette classe …

… dont le toit est mal en point et troué de toutes parts. Nous discutons du devis et des modalités de rénovations.


Nous partons ensuite faire la visite du reste du village. L’infirmière en chef nous fait visiter la maternité et la case santé. Il s’agit de 3 lits rouillés dans une sombre pièce. Les courbes de mortalités infantiles du village, affichées au mur, mentionnent 4 à 6 décès par mois, essentiellement pour cause de diarrhée (problème lié à la mauvaise qualité de l’eau dans les villages).

Nous continuons notre chemin vers le marché peu achalandé en légume, les villageois d’ici ne pratiquant pas la culture. On y trouve quelques tomates, des épices et du piment.

L’eau est souvent un problème dans les villages du Saloum. Les forages (quand ils existent ou fonctionnent) pompent de l’eau malheureusement très salée dans les nappes phréatiques. La saison des pluies est de mi-juin à fin septembre, permettant aux familles de faire des réserves qu’elles traitent à la javel pour les conserver le plus longtemps possible. Certaines familles épuisent leur stock en mars …

La case à palabre au bord du bolong. Avec la belote (oui, la belote!), les dames et la préparation du thé, c’est une des activités principales des hommes du village (les femmes, elles, travaillent un peu plus).

La femme du maçon nous prépare un bon « motok », plat épicé à base de poisson et de riz importé de Thaïlande (cherchez l’erreur).

Nous partageons ensuite le repas avec les instituteurs, avant d’aller faire la sieste sous un manguier.