Les notes de piano jaillissent des étoiles et courent dans l’atmosphère.
La mélodie de jazz s’installe et m’entoure. Quart de nuit. 2h37. La voute céleste est mon auditorium.
La lune basse et jaune est déchirée de quelques voiles noirs. Elle éclaire la scène d’une lumière ambiguë. A la côte, les lueurs de St Domingue sont comme autant de spots discrets. Slowmotion se dandine doucement comme un gros trompettiste. L’eau noire glisse et claque sur ses coques.

Quelques heures plus tard, le jour se lève et l’immense baie de Samana se découvre un peu plus.

Devant l’étrave, une baleine nous croise, souffle et disparait. A tribord, des forêts de cocotiers tapissent les collines qui se jettent dans la mer. Au loin, un pécheur dans une petite barque de bois s’apprête à jeter son filet. Nous arrivons devant la ville de Santa Barbara de Samana. C’est de là que nous organiserons notre séjour dans le parc national des Haitises, qui nous émerveillera par la beauté de sa nature et nous retiendra plus longtemps que nous le pensions en République Dominicaine.

Le diaporama :