Résumé de l’épisode précédent : Le 2 juillet 2011, après 9 mois de préparation depuis l’achat de « Slowmotion », nous avons donc enfin largué les amarres depuis le port d’Antibes. 9 mois? Décidément, c’est le temps qu’il faut pour accoucher d’un beau projet…

« Le plus dur, c’est de partir » vous diront tous les « tour-du-mondistes ». Avec le recul, nous confirmons l’adage!

La suite ne sera que pur bonheur.

1ère étape : Barcelone! Nous allons rejoindre notre ami Eric qui prend le départ de la Transquadra 2011/12 en solitaire avec son « Boulinou » (Maxi 10.50). Alors que nous naviguerons tranquillement sur Slowmotion à travers l’Atlantique, lui sera en train de « tirer sur les ficelles » pour optimiser la vitesse!! 2 aventures exceptionnelles, 2 styles!

Direction ensuite, les Baléares.  Nous n’y sommes jamais allé et il serait dommage de les manquer. Effectivement, MinorqueMajorque et Ibiza sont trois petits bijoux posés sur les eaux de la grande bleue. Nous notons d’y revenir au retour (ce que nous ferons)! Nous voguons de « cala » en « cala ». Quelle belle vie! Nous profitons des eaux claires et chaudes de ces îles et les enfants sont ravis.

Progressivement, nous commençons à prendre le rythme du large et des nuits de quart. Ce n’est pas si difficile et le corps s’habitue vite.

Le 16 août, c’est au pied de la Sierra Nevada andalouse que je trouve le moyen de publier un message directement sur le blog avec notre iridium. Cette technique nous permettra plus tard un vécu « en direct » de nos traversées. Aujourd’hui, nous relisons avec délectation nos états d’âmes du moment.

Le 16 aout, c’est aussi le jour où nous réparons notre première casse du voyage : Le vit de mulet. J’avais prévu beaucoup de solutions en terme de réparation, avec un nombre assez important de pièces de rechange à bord. Mais évidemment, je n’avais pas cette pièce là! Heureusement, nous trouvons facilement à Almérimar un artisan qui nous usine rapidement 2 exemplaires de la pièce en question.

Un peu plus loin, à Salobrena nous prendrons aussi notre premier gros coup de vent avec 40 noeuds et une mer démontée. La Méditerranée nous rappelle ainsi son coté lunatique, capable de passer des calmes les plus plats au coup de vent les plus violents. L’Atlantique se révèlera plus prévisible.

Gibraltar approche.

Il y a un « avant » et un « après » Gibraltar. Avant, nous nous sentons finalement en vacances. C’est agréable, mais aussi un peu frustrant. Nous avons signé pour l’aventure! A l’approche de Gibraltar, la tension monte et nous avons vraiment l’impression de progresser vers « la sortie ».

Nous n’avons qu’une hâte : en finir avec ce détroit et nous lancer vers l’inconnu : notre première traversée dans l’atlantique vers l’île de Porto Santo.

4 jours de mer.

Nos premières nuits avec les cargos, le premièr jour d’école en mer, la première nuit en mer sans lune dans le noir absolu et le premier sentiment ambigu de bonheur et de nostalgie à l’approche des côtes.

Le 28 aout, nous touchons enfi notre première île de l’atlantique. Le voyage peut commencer!

La suite au prochain numéro…